navette, la CFDT toujours mobilisée

Navette Tours-Saint Pierre : La CFDT croit plus que jamais en sonprojet • Mathieu Giua Publié le 21 Novembre 2017 à 02:00

C'est un mirage qui alimente régulièrement les débats dans l'agglomérationtourangelle. La liaison des gares de Saint-Pierre-des-Corps et de Tours est unproblème récurrent depuis l'arrêt des navettes « ptits gris » entreles deux gares en 2011 et la reprise du service par des liaisons classiques. Unservice jugé inadapté par beaucoup, usagers ou élus qui aimeraient que lasituation évolue. Parmi ces derniers, des membres de la CFDT ont créé un comitéde pilotage en 2013 et ont monté un dossier pour le retour des navettes danslequel il estiment que les aménagements et travaux nécessaires à une navette envoie propre coûteraient entre 12 et 15 millions d’euros. « Pour chiffrerce projet, nous sommes partis du prix indiqué par le guide RFF (Réseau Ferré deFrance) de l’année 2013, qui estime à 1,2 millions d’euros par kilomètre devoie et nous avons pris en compte les aménagements spécifiques à prévoir que cesoit sous le pont autoroutier ou l’élargissement du tamis du pont enjambant larue Jolivet » explique Daniel Bernard, responsable du comité de pilotagedu projet de la CFDT. Pour ce dernier, la question de la navette est unequestion majeure pour l'agglomération tourangelle : « On ne peut pasvouloir développer l'économie avec ce problème de relation entre les deux gares». Relire également : Philippe Briand a « honte » de la navetteTours / St-Pierre-des-Corps « La liaison est aujourd'hui incompréhensiblepour l'usager, qui doit comprendre qu'il doit prendre un TGV ou un train pourNevers pour rejoindre Tours. Il y a un vrai problème d'identification à cetteliaison » avance-t-il. Un constat partagé donc mais dont la résolutionbute notamment sur des questions financières entre la SNCF d'un côté, peumotivée jusque là à résoudre cette problématique qu'elle juge comme « unproblème de transport urbain » et les élus de l'agglomération devenuemétropole d'autre part qui aimeraient que les choses aillent plus vite.D'autant plus que le comité de pilotage de la CFDT ne se contente pas d'unprojet vague, mais au contraire présente un projet poussé et concret. DanielBernard explique ainsi qu'une nouvelle liaison par navette en site propre etdédié serait possible en empruntant la voie de service dédiée au nettoyage destrains (« un train par jour » note Daniel Bernard) présente en garede Tours. « Il n'y a que deux problèmes techniques à résoudre, sur les2,750 km de tracé : l'agrandissement du pont au niveau du rond-point de laRotonde et le passage sous l'autoroute » précise notre interlocuteur. Descontraintes englobées dans le financement global du projet présenté(Ndlr : la direction de la SNCF estime elle à 24 millions d'euros selonStéphane Coursier, directeur régional de la SNCF mobilités).

Détail du projet de navette porté par la CFDT Relire à ce sujet :Navette Tours-St Pierre : la SNCF traîne des pieds Et si la SNCF s'estmontrée jusqu'à présent réticente à toute idée de projet de navette, leschangements récents aux deux directions régionales (SNCF mobilités et SNcFréseaux) laissent entrevoir un dialogue plus constructif avait estimé de soncôté Philippe Briand, le président de Tours Métropole. Daniel Bernard espère deson côté pouvoir ouvrir le débat avec cette nouvelle direction. Le projet portépar la CFDT est en tout cas jugé positif par les élus de la Métropole quiaimeraient également avancer rapidement sur ce dossier qui traîne depuismaintenant six ans.